Pourquoi s’opposer au parking et à l’abattage des platanes des arts et métiers

 

A LA PLACE DU PARKING SOUTERRAIN « ARTS ET METIERS »

UN « PÔLE NATURE » EQUILIBRANT LE PÔLE

« COMMERCE ET CULTURE » DES ALLEES PROVENÇALES

LE PARKING SOUTERRAIN, UN PROJET CONTRAIRE A LA SANTE PUBLIQUE

Le projet de parking des Arts et Métiers, en sous-sol et sur quatre niveaux, va augmenter encore plus la pollution à Aix, une des villes les plus touchées de France où déjà plus de 40 000 personnes meurent prématurément tous les ans à cause de la pollution.

UN PROJET QUI NEGLIGE L’AVENIR

Même si le prix du carburant est relativement bas aujourd’hui, il est inéluctable qu’il augmentera énormément d’ici dix ans. L’avenir n’est pas dans la voiture individuelle, mais dans la qualité des transports en commun, la fiabilité de leurs horaires, la fréquence des dessertes et la non pollution des moteurs. L’avenir est aussi de réapprendre à se déplacer un peu à pied ou à vélo ! L’avenir est aussi dans les circulations douces à énergie renouvelable (vélo, trottinette, rollers, etc) qui se développent très vite actuellement.

UN PROJET QUI VA BLOQUER ENCORE PLUS LA CIRCULATION EN CENTRE VILLE

Les boulevards circulaires autour du noyau historique d’Aix sont déjà complètement saturés aux heures de pointe. Ce parking ajoutera des voitures et bloquera encore plus la circulation des bus, déjà bien entravée.

UN PROJET QUI SE MOQUE DU PATRIMOINE HISTORIQUE

L’allée monumentale des Arts et Métiers, ouverte il y a trois siècles et ombragée de platanes vieux de 140 ans, s’ouvre vers la Sainte-Victoire et l’espace naturel protégé qui l’entoure. Il est inconcevable de couper les platanes et de bétonner cette avenue. Il importe au contraire de la valoriser (voir en conclusion). La « maladie » des platanes demande une expertise indépendante.

UN PROJET QUI MET EN DANGER LES CONSTRUCTIONS RIVERAINES

Les bâtiments de l’Ecole nationale supérieure des arts et métiers (ENSAM), créés le 17 avril 1843, possèdent une valeur patrimoniale réelle. Créer un parking sous le cours des arts et métiers va arrêter les circulations d’eaux souterraines et faire monter le niveau de la nappe, mettant en danger ces bâtiments historiques, les bâtiments de l’autre côté de l’avenue et bien d’autres constructions dans les environs (cours Saint Louis et Bd Carnot, haut de la rue Portalis, école du Sacré-Cœur et clinique Saint-Thomas).

UN PROJET EXTREMEMENT COÛTEUX

Ce parking sur quatre niveaux est chiffré pour l’instant à 13 millions d’euros euros HT, en première estimation qui peut augmenter. Cette somme économisée doit notamment servir à améliorer les dessertes de trois parkings existant déjà. L’un tout proche est le parking Rambot, au bout du cours des Arts et métiers, à 370 mètres de la rue Portalis. Les deux autres sont des parkings dits de dissuasion, celui des Trois Bons Dieux et celui du cours des Alpes. Ces trois parkings, existant depuis peu, ne coûteront rien dans l’avenir, mais il faut créer des dessertes plus fréquentes pour les valoriser. Ailleurs dans Aix, on imagine tout ce qu’on pourrait faire avec l’argent de ce parking souterrain.

UN COURS DES ARTS ET METIERS AU SERVICE DE TOUS LES AIXOIS

Le parking souterrain servira de fait les habitants en majorité favorisés de St Marc et de Vauvenargues qui pourront arriver en voiture aux portes de la ville historique, avec tous ses agréments.

Il faut un cours des Arts et Métiers rénové, conserver aux marchands forains leur stationnement réservé des jours de marché et multiplier les véhicules électriques desservant les trois parkings existants.

REEQUILIBRER LE NOYAU HISTORIQUE

Le noyau historique d’Aix-en-Provence a été dépossédé de nombreux petits commerces anciens, mais reste un admirable ensemble architectural animé par des nombreux services (administrations, médecins, avocats, banques, agences, etc), par les magasins de luxe, par la fonction culturelle (théâtres, musées) et par le tourisme (bars, restaurants, hôtels).

Au point de vue de l’urbanisme, on peut créer à la place du parking souterrain un bel ensemble « nature » partant de la place des Prêcheurs réaménagée, passant par la rue Portalis, s’ouvrant largement sur un cours des Arts et métiers ombragé, rénové et complété par le parc Rambot.

Ce « pôle nature » des Arts et métiers équilibrerait le « pôle commerce et culture » des Allées provençales.

Il serait de nature à faire durer les emplois actuels dans la vieille ville, voire d’en susciter de nouveaux, par exemple la création d’un musée.

Il continuerait la zone de calme que la mairie crée actuellement dans la ville ancienne.

Il rééquilibrerait le noyau historique vers le nord-est, tout en l’aérant et en créant des espaces pour les sans-voiture : piétons, cyclistes, personnes âgées et handicapées et, bien sûr, les parents et leurs enfants.

La montagne Sainte-Victoire est un lieu mythique dans toute l’Europe par sa beauté et son lien avec Paul Cézanne et Pablo Picasso. Elle fait déjà l’objet d’une vaste zone protégée, le Grand site Sainte Victoire. Le « pôle nature » des Arts et métiers pourrait en constituer un portail monumental, créant un axe architectural, culturel et économique unifiant les Allées provençales, le noyau historique d’Aix et l’un des accès à la Sainte Victoire.

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